BRUXELLES, 18 juillet (Reuters) - La Banque européenne
d'investissement mettrait en péril ses activités au niveau
mondial en investissant en Iran après la décision des Etats-Unis
de rétablir des sanctions économiques contre la république
islamique, a déclaré mercredi le président de la BEI.
Werner Hoyer a précisé que tout en soutenant les efforts de
l'Union européenne pour sauver l'accord sur le contrôle du
programme nucléaire iranien de 2015, la BEI "ne pouvait pas
jouer un rôle actif" en Iran.
La BEI craint qu'une coopération avec l'Iran menace sa
capacité à lever des fonds sur les marchés américains et se
traduisent par des conséquences durables pour ses activités.
La BEI a une dette obligataire de 500 milliards d'euros.
Les Européens, qui cherchent à maintenir la circulation des
capitaux en direction de l'Iran malgré les sanctions
américaines, ont décidé d'autoriser la BEI à soutenir des
investissements en faveur d'entreprises européennes opérant dans
la république islamique.
Rien n'oblige la BEI à se conformer à ce souhait des
instances européennes.
Donald Trump a décidé de retirer les Etats-Unis de l'accord
sur le nucléaire iranien conclu en juillet 2015 laissant les
Européens, les Russes et les Chinois tenter de sauver ce
protocole encadrant les activités atomiques menées par Téhéran.
"Il n'y a actuellement aucune banque européenne en mesure de
faire des affaires en Iran ou avec l'Iran", a commenté Werner
Hoyer devant la presse à la Commission européenne. "Nous devons
prendre en considération que nous risquons de remettre en cause
le modèle économique de la banque si nous intervenons en Iran",
a-t-il ajouté.
(Robin Emmott et Alissa de Carbonnel; Pierre Sérisier pour le
service français)
La BEI ne veut pas prendre le risque d'investir en Iran
information fournie par Reuters 18/07/2018 à 14:11
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